La Parenthèse Inattendue Salon

Alors, parlons franchement. La Parenthèse Inattendue... Avouons-le, ça a toujours eu un petit côté "regardez-moi, je suis intelligent et cultivé", non ?
Un salon, des fauteuils, des discussions... Zzzzz ?
Je sais, je sais, je vais me faire huer. Mais soyons honnêtes. On a tous regardé un épisode en se disant "Ah oui, c'est profond" tout en luttant contre l'envie de faire une sieste. Le concept était chouette : trois personnalités qui n'ont rien à voir, se retrouvent dans une belle maison de campagne. Ils parlent, ils mangent, ils partagent... En théorie, c'est super ! En pratique ? Parfois, c'était un peu longuet, non ?
Franchement, qui n'a jamais zappé pendant un monologue un peu trop philosophique ? C'est comme écouter votre oncle parler de politique pendant le repas de Noël. C'est intéressant… pendant cinq minutes. Après, on a juste envie de manger de la bûche. Et puis, ces silences… Ces regards appuyés… L'intensité dramatique à chaque fois qu'on verse du vin. C'était un peu too much, non?
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Mais pourquoi on regardait, alors?
Parce que, soyons clairs, il y avait des moments de grâce. Des étincelles. Des rencontres improbables qui donnaient lieu à des conversations fascinantes. On se souvient tous de certains invités. Des personnalités attachantes, drôles, émouvantes. Et là, oui, on était captivé. On oubliait presque les fauteuils en cuir et le feu de cheminée (qui, il faut le dire, était toujours parfaitement allumé).
Et puis, il y avait Frédéric Lopez. L'animateur. Le maître de cérémonie. L'homme qui savait poser les bonnes questions (et aussi, parfois, celles qui mettaient un peu mal à l'aise). Il avait ce don de créer une atmosphère intime, propice à la confidence. On avait l'impression d'être là, avec eux, au coin du feu. En train d'écouter des histoires de vie incroyables. Même si, parfois, on avait un peu l'impression d'espionner une thérapie de groupe.

Mon opinion impopulaire (assumée!)
Voilà, je l'avoue. Je pense que La Parenthèse Inattendue était un peu surcotée. Attention, je ne dis pas que c'était mauvais. Loin de là. Mais, parfois, c'était un peu trop "intellectuel" pour son propre bien. Un peu trop sérieux. Un peu trop... prétentieux ? Oups, l'ai-je dit ?
Il y avait des émissions beaucoup plus drôles et divertissantes. Mais, bizarrement, La Parenthèse Inattendue avait ce petit côté "prestige" qui faisait qu'on se sentait obligé de la regarder. Un peu comme lire un livre classique qu'on n'aime pas vraiment, mais qu'on prétend adorer pour faire intelligent.

Mais au fond, peut-être que c'est ça, le génie de Frédéric Lopez. Nous faire croire qu'on est cultivé en regardant la télé. Et ça, c'est fort !
Alors, qui est d'accord avec moi ? Levez la main ! (Ou, au moins, envoyez-moi un petit emoji qui cligne de l'œil. Je me sentirai moins seul.) Parce que, avouons-le, regarder des gens parler pendant deux heures, ce n'est pas toujours la soirée la plus palpitante du monde. Sauf si, bien sûr, ils ont des choses vraiment intéressantes à dire. Et là, La Parenthèse Inattendue, parfois, visait juste. Et c'était ça qui nous faisait revenir. Malgré tout.
"La télé, c'est bien. Mais avec modération." - Quelqu'un de très sage (probablement mon grand-père).
