La Chambre Des Officiers Livre

Ah, La Chambre des Officiers. Le livre dont tout le monde parle avec un air grave et respectueux. On dirait qu'il est interdit de dire qu'on n'a pas été complètement... transporté. Eh bien, tenez-vous bien, car je vais peut-être commettre un sacrilège littéraire.
Oui, oui, je sais. Marc Dugain. La Grande Guerre. Les gueules cassées. C'est sérieux, c'est poignant, c'est... important. Mais voilà, parfois, "important" ne rime pas avec "lecture captivante du dimanche après-midi".
Un peu lent, non ?
Je l'avoue, j'ai mis du temps à le finir. Pas parce que c'était insupportable, loin de là. Mais c'était... contemplatif. Un peu comme regarder un escargot traverser une autoroute. Intéressant, certes, mais on a envie de lui crier : "Allez, bouge-toi un peu ! La vie est courte !"
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Et puis, ces descriptions ! Détaillées, précises, chirurgicales... presque trop. J'avais l'impression de suivre un cours d'anatomie à l'université de Médecine. Au bout d'un moment, je me disais : "D'accord, j'ai compris, c'est moche. On peut passer à autre chose ?"
Le héros, un peu passif...
Adrien Moreau. Sympathique, le garçon. Mais... il subit. Il observe. Il médite. J'aurais aimé qu'il se rebelle un peu, qu'il donne un coup de poing, qu'il fasse quelque chose ! (À part se faire refaire le visage, bien sûr). Un peu plus d'action, quoi !

Je sais, c'est peut-être un point de vue un peu... superficiel. La guerre, c'est justement la perte de contrôle, l'impuissance. Mais bon, je suis un lecteur simple, moi. J'aime quand ça bouge.
L'importance du contexte... mais quand même...
Bien sûr, je comprends l'importance historique du roman. Il témoigne d'une réalité terrible, il dénonce l'horreur de la guerre. C'est un devoir de mémoire, tout ça, tout ça.

Mais est-ce que cela en fait automatiquement un chef-d'œuvre incontestable ? Est-ce qu'on ne peut pas dire, à voix basse, que d'autres livres sur la même thématique nous ont davantage touchés, davantage remués ?
Je pense à Au revoir là-haut, par exemple. Plus romanesque, plus enlevé, plus... accessible. Moins "prestigieux", peut-être, mais tout aussi poignant, à mon humble avis.

Et puis, soyons honnêtes, tous ces prix littéraires... Est-ce qu'ils garantissent vraiment la qualité d'un livre ? Ou est-ce que parfois, c'est juste une question de "timing" et de "consensus" ?
Un livre à lire, mais sans pression.
Alors, faut-il lire La Chambre des Officiers ? Oui, sans hésitation. C'est un livre important, qui aborde un sujet grave. Mais ne vous forcez pas à l'aimer si ce n'est pas le cas. On a le droit de ne pas être subjugué, même par un roman encensé par la critique.
Et si vous n'avez pas envie de le lire, ce n'est pas grave non plus. Il y a tellement d'autres livres qui attendent d'être découverts ! La littérature, c'est avant tout un plaisir, pas une obligation.
Donc, voilà. Mon petit sacrilège est commis. J'espère ne pas avoir choqué trop de monde. Et si c'est le cas, tant pis ! Au moins, j'aurai dit ce que je pensais. Et vous, quel est votre avis (sincère) sur La Chambre des Officiers ? Oserez-vous le dire ?
