Illustration Page De Garde Cahier Histoire 5 Eme

Ah, la fameuse page de garde du cahier d'histoire de 5ème… Un monument de la créativité adolescente, ou plutôt, un champ de bataille où les crayons de couleur affrontent le temps limité et le vague souvenir de ce qu'on a vraiment appris en classe. Soyons honnêtes, c'était souvent plus une course contre la montre qu'une œuvre d'art digne du Louvre !
Je me souviens encore de la mienne. J'avais promis à mon prof, M. Dubois (un homme qui aimait tellement Charlemagne qu'il portait presque une couronne), que je ferais une page de garde épique. Le résultat ? Un gribouillis informe vaguement inspiré de la tapisserie de Bayeux, où Guillaume le Conquérant ressemblait plus à un Schtroumpf en colère. Disons que M. Dubois n'était pas ravi. Il a dit quelque chose du genre "C'est... original", ce qui, dans le langage des profs, veut dire "J'ai vu des dessins d'enfants de 3 ans plus précis".
Mais pourquoi cette page de garde était-elle si importante ?
Bonne question ! En réalité, elle servait à plusieurs choses. Déjà, c'était une façon pour les profs de s'assurer qu'on avait bien le bon cahier. Imaginez le chaos si tous les cahiers d'histoire se ressemblaient ! C'était le "QR code" de l'époque, sauf qu'au lieu d'un code, on avait droit à un festival de couleurs (souvent mal assorties).
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Ensuite, c'était censé nous motiver ! Oui, oui, vous avez bien lu. L'idée était qu'une page de garde bien faite nous donnerait envie de plonger dans les méandres du Moyen Âge, des pyramides égyptiennes ou des aventures romaines. Personnellement, ça me donnait surtout envie de faire une sieste. Mais l'intention était là !

Et puis, avouons-le, c'était une occasion de laisser libre cours à notre imagination. Certains étaient des génies du dessin et nous épataient avec des reproductions dignes d'un manuel scolaire. D'autres... disons qu'on se demandait parfois si leur cahier d'histoire n'avait pas été attaqué par un troupeau de licornes enragées.
Les thèmes récurrents : un best-of du kitsch historique
Il y avait des classiques indémodables. Les pyramides (toujours mal proportionnées), les pharaons (avec des yeux disproportionnés et du crayon doré qui bavait), les Gaulois (avec des moustaches tellement longues qu'on aurait pu les confondre avec des serpents). Sans oublier Napoléon, souvent représenté avec une tête disproportionnée et un bic bleu qui laissait des traces sur la moitié de la page.

Mais le plus drôle, c'était quand on essayait d'être original. Là, ça partait vraiment en vrille. Des dinosaures qui discutaient avec des hommes préhistoriques, des vaisseaux spatiaux qui survolaient le Colisée, des personnages de mangas déguisés en rois de France… Bref, un joyeux bazar qui prouvait, au moins, que l'histoire avait le don de nous inspirer (plus ou moins bien, certes, mais inspirer quand même !).
Alors, la prochaine fois que vous croiserez un ancien cahier de 5ème dans un grenier, prenez un moment pour admirer sa page de garde. C'est un témoignage touchant (et souvent hilarant) de la créativité, des espoirs (et des limites) d'un adolescent face à l'Histoire... et à un prof qui aimait beaucoup trop Charlemagne.
