Texte Jean D'ormesson Le Train De La Vie

Ah, Jean d'Ormesson ! L'écrivain aux cheveux blancs toujours impeccablement coiffés, le sourire en coin, l'œil malicieux. On dirait un prince qui s'est égaré dans un café parisien, prêt à philosopher sur tout et rien avec une élégance désarmante. Et parmi ses nombreux livres, il y en a un qui résume bien sa vision de la vie, une sorte de testament spirituel qu'il nous livre avec humour et tendresse : "Le Train de la Vie".
Imaginez-vous dans un train, un train qui n'arrête jamais. C'est votre vie. Vous montez à bord à la naissance, sans vraiment comprendre où vous allez. Au début, tout est nouveau, excitant. Vous regardez par la fenêtre avec des yeux grands ouverts, émerveillé par le paysage qui défile.
Les premiers compagnons de voyage ? Vos parents, bien sûr. Ils vous montrent le chemin, vous protègent des secousses. Puis, au fil des gares, d'autres passagers montent à bord : vos amis, vos amours, vos collègues. Chacun apporte sa propre histoire, sa propre valise de souvenirs.
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Des rencontres inoubliables
D'Ormesson insiste sur l'importance de ces rencontres. Certaines sont brèves, fugaces, comme des inconnus croisés dans le couloir. D'autres sont plus profondes, plus durables. Ce sont ces relations qui donnent du sens au voyage, qui colorent le paysage de notre vie.
Mais attention ! Le train de la vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Il y a des tunnels sombres, des tempêtes qui secouent les wagons. Des passagers descendent à une station, parfois sans prévenir, laissant un vide immense derrière eux. La mort, le deuil... D'Ormesson n'élude pas ces aspects sombres, mais il nous invite à les affronter avec courage et sérénité.

L'humour comme antidote
La force de D'Ormesson, c'est son humour. Il sait tourner les choses en dérision, se moquer de lui-même. Il nous rappelle que la vie est un jeu, un spectacle parfois absurde, mais qu'il faut jouer avec panache. Il cite souvent Pascal : "Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale". En d'autres termes, gardons l'esprit vif, le regard critique, et ne nous prenons pas trop au sérieux.
L'amour, bien sûr, tient une place centrale dans ce voyage. L'amour passionné, l'amour tendre, l'amour filial... D'Ormesson le décrit comme le moteur du train, ce qui nous pousse à avancer, à explorer de nouveaux horizons. Il nous encourage à aimer sans compter, à donner sans attendre en retour.

Alors, quelle est la destination finale ?
C'est la grande question, celle que tout le monde se pose. D'Ormesson ne prétend pas avoir la réponse. Il n'est pas là pour nous donner des leçons de morale ou des recettes du bonheur. Il se contente de nous inviter à profiter du voyage, à savourer chaque instant, à regarder le paysage avec curiosité et émerveillement. Car, au fond, l'important n'est pas la destination, mais le chemin parcouru.
En fin de compte, "Le Train de la Vie", c'est un peu comme une conversation avec un vieil ami, un sage qui a vu beaucoup de choses et qui nous livre ses réflexions avec une simplicité désarmante. C'est un livre qui fait du bien, qui nous rappelle que la vie est précieuse, fragile, et qu'il faut la vivre pleinement, intensément, jusqu'au dernier arrêt.
"La vie est un train de luxe où l'on voyage en seconde classe." – Jean d'Ormesson
