Ah, la recette pomme de terre et reblochon. On se croirait presque obligé de l'aimer, non ? C'est un peu le doudou de la cuisine savoyarde. Mais... chut, je vais vous confier un secret.
Enfin, "secret" est un grand mot. Disons plutôt une opinion personnelle, que je suis sûre de partager avec quelques âmes courageuses. Prêts ? Accrochez-vous.
Voilà, c'est dit. Je me sens libérée. Maintenant, avant que vous ne me jetiez des morceaux de reblochon (quoique, du reblochon, c'est jamais vraiment une mauvaise idée...), laissez-moi m'expliquer.
Pourquoi cette "hérésie" ?
Attention, je ne dis pas que c'est mauvais. Loin de là ! Une tartiflette bien faite, avec de bonnes pommes de terre fondantes, des lardons croustillants et un reblochon qui dégouline, c'est quand même réconfortant. Surtout après une journée passée à dévaler les pistes (ou à regarder Netflix, ça marche aussi).
Recette Pomme de terre au reblochon
Mais... il y a toujours un "mais".
Le problème, pour moi, c'est la lourdeur. C'est un peu comme un câlin d'ours. Chaleureux, certes, mais on a du mal à respirer après. On se sent lourd, repu, et l'envie de faire autre chose que dormir devient quasi inexistante.
Recette de Parmentier de pomme de terre au reblochon
L'attaque du gras
Bon, d'accord, je suis peut-être un peu excessive. Mais avouez qu'entre le fromage, les lardons et la crème (parce que oui, certains en mettent ! Sacrilège !), on frôle l'overdose lipidique. C'est un peu le Big Mac de la montagne.
Et puis, parlons de l'odeur. C'est délicieux, je l'admets. Mais ça embaume toute la maison pendant des jours. Même après avoir aéré pendant des heures, on sent encore le reblochon. C'est l'équivalent olfactif d'une chanson de Noël qu'on a entendue 300 fois. Au début, c'est sympa. Après, on sature.
Recette de Pommes de terre au reblochon
Sans compter le débat sans fin : faut-il mettre du vin blanc ? Du vin rouge ? Quel type de pomme de terre utiliser ? C'est un champ de bataille gastronomique sans merci !
"La tartiflette, c'est comme la politique : tout le monde a son opinion, et personne n'est d'accord."
Pommes de terre au reblochon
Bref, vous l'aurez compris, je préfère les plats un peu plus légers, un peu plus... discrets. Je suis peut-être une traître à ma région (je suis bretonne, ça aide à relativiser), mais je l'assume.
Cela dit, si on m'en propose une, je ne dirai probablement pas non. Par politesse, bien sûr. Et puis, on ne sait jamais, peut-être que cette fois-ci, je serai convertie.
Alors, qui d'autre ose avouer sa "tartiflette-scepticité" ? On ne se moquera pas (trop) promis ! Mais si vous l'aimez plus que tout, c'est votre droit le plus strict! Continuons à savourer nos pommes de terre et notre reblochon, chacun à sa façon. Et vive la gastronomie française, même quand elle nous fait rouler après le repas !