Page De Garde Emc Histoire-géo

Ah, la page de garde ! Ce moment crucial de l'année scolaire. On la retrouve invariablement, à chaque rentrée. C’est la première impression. On dirait presque un défilé de mode. Sauf que le podium, c’est un cahier d’histoire-géo. Et les mannequins, ce sont nos créations.
Je vais peut-être choquer, mais... J’avoue. J'ai toujours eu une relation amour-haine avec la page de garde. Surtout celle d'Histoire-Géo. Pourquoi ? Je vais vous le dire !
La tyrannie de la carte
Alors, soyons honnêtes. Qui n’a jamais stressé devant la sacro-sainte carte à recopier ? Que ce soit le planisphère, la France, l'Europe... Toujours là, à nous narguer. On nous demande une reproduction fidèle. Un défi digne d'un cartographe du 18ème siècle ! Personnellement, ma France ressemblait plus à une patate qu'à un hexagone. Mais bon, l'intention était là, non ?
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Et puis, il y a le dilemme des couleurs. Bleu pour la mer, vert pour les plaines, marron pour les montagnes. Si on osait mettre du violet, c'était la catastrophe. On passait pour un iconoclaste. Un révolutionnaire du stabilo. C'était audacieux, certes, mais parfois... risqué pour la note.
Je crois que je préfère le bleu pour les montagnes... et le marron pour la mer. Non, j'déconne ! Mais l'idée est là.

L'art de la calligraphie (ratée)
Ensuite, il y avait l'écriture. Un calvaire. Il fallait soigner la police, la taille, l'alignement. Un vrai projet de typographie. Sauf que, soyons réalistes, on avait tous une écriture de médecin en devenir. Ou de poulet qui aurait trempé ses pattes dans l'encre. Résultat ? Un nom illisible. Un titre bancal. Et des remords éternels.
On se disait : « L’année prochaine, je m’applique ! J’aurai une écriture digne d’un moine copiste. » Mais l’année suivante, c’était le même carnage. C'était un peu notre malédiction.

Place à l'originalité (ou pas)
Et que dire des illustrations ? On voulait faire preuve d'originalité. Un peu de créativité ne faisant jamais de mal. Mais il fallait éviter le hors-sujet. Pas question de coller des images de mangas sur une page de garde consacrée à la Révolution Française. Même si Marie-Antoinette en version kawaii, ça aurait eu son charme.
Souvent, on finissait par recopier des images trouvées dans le manuel. L'originalité zéro, certes. Mais au moins, on était sûr d'être dans le thème. Et puis, il y avait toujours ce camarade de classe. Celui qui avait un don pour le dessin. Et qui, chaque année, nous éblouissait avec sa page de garde digne d'un musée. Un artiste, le bougre !

Alors, oui, la page de garde d'Histoire-Géo, c’était un peu stressant. Un peu frustrant. Mais, avec le recul, c’était aussi un moment de créativité. Un défi personnel. Et surtout, un excellent moyen de se souvenir que l'année scolaire ne fait que commencer.
Allez, courage à tous ceux qui doivent encore s'y coller ! Et souvenez-vous : l'important, c'est de participer (et de ne pas mettre de violet sur la carte de France).
