Le Pelican Poesie De Robert Desnos

Le Pélican de Robert Desnos. Soyons honnêtes, on a tous été là. Forcés de l'apprendre à l'école, de le réciter avec un air convaincu. Mais... est-ce que quelqu'un l'a vraiment aimé ? (à part la prof de français, bien sûr).
Un oiseau bizarre, cette bête-là
Franchement, un pélican ? Desnos aurait pu choisir un aigle, un faucon, un truc majestueux. Non, il a opté pour un oiseau avec une poche sous le bec. C'est un peu comme si on demandait à un artiste de peindre la Joconde... avec un gobelet en plastique sur la tête. C'est... particulier.
La musicalité ? Discutable.
Oui, oui, on nous dit que Desnos joue avec les sonorités, qu'il y a un rythme entraînant. Mais moi, j'entends surtout des rimes qui sonnent un peu forcées. "Pélican", "estomac", "flanc"... Est-ce que c'était le mieux qu'il pouvait faire ? Je pose la question.
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Et puis, cette histoire de pélican qui part en voyage... On ne sait pas où il va, ce qu'il fait. C'est un peu comme un mauvais road movie. Tu regardes, tu ne comprends rien, et à la fin tu te demandes pourquoi tu as perdu deux heures de ta vie.
Mais attendez, le pire est à venir.

L'estomac du pélican : un mystère insondable
"Dans son estomac il y avait des vers..."
Des vers ! Sérieusement ? Est-ce que Desnos voulait nous dégoûter ? On était censé apprécier la poésie, pas penser à une indigestion. Imaginez la scène: vous êtes en train de réciter le poème, et soudain, l'image des vers vous saute à la gorge. Beurk!
Peut-être que c'est une métaphore, me direz-vous. Peut-être que les vers représentent quelque chose de profond, de philosophique. Mais franchement, je préfère les métaphores avec des fleurs ou des étoiles. Les vers, c'est juste... cracra.

Et la morale de l'histoire?
On doit apprendre que les voyages forment la jeunesse ? Que la vie est pleine de surprises (même des surprises dégoûtantes dans l'estomac d'un pélican) ? Je suis perplexe. Si c'était le but, c'est raté.
Je ne dis pas que Robert Desnos était un mauvais poète. Loin de là. Il a écrit des choses magnifiques. Mais Le Pélican... c'est un peu le plat raté d'un grand chef. On lui pardonne, mais on ne le recommande pas.

Alors, la prochaine fois que vous entendrez quelqu'un réciter Le Pélican avec un air admiratif, vous saurez. Vous saurez que derrière le sourire, il y a peut-être un léger froncement de sourcils. Et peut-être, un souvenir refoulé de vers dans un estomac poétique.
Voilà. Je l'ai dit. Le Pélican n'est pas le meilleur poème du monde. N'hésitez pas à me jeter des pierres (poétiques, si possible). Mais au fond, vous savez que j'ai raison.
