Bonjour, mes amis! Préparez-vous. J'ai une confession. Un secret bien gardé. Quelque chose qui risque de me faire bannir de la France... ou au moins de me valoir quelques regards noirs au café.
Je ne suis pas fan de Au Printemps de Jean-Antoine de Baïf.
Voilà! C'est dit. Ouf! Je me sens déjà plus léger.
Je sais, je sais. On nous apprend à l'école que c'est un poète important. Un membre de la Pléiade! Un truc sérieux, quoi. On doit tous vibrer devant ses vers, ressentir l'extase du printemps renaissant, blablabla.
Mais moi, quand je lis Au Printemps, j'ai envie de bâiller. Pardon! C'est plus fort que moi. C'est comme essayer de manger un macaron sans sucre. C'est joli, c'est délicat, mais... où est la saveur?
On va me dire : "Mais c'est la Renaissance! C'est délicat! C'est plein de symboles!" Oui, d'accord. Mais moi, les symboles, j'en ai un peu marre. La nature qui renaît, les oiseaux qui chantent, l'amour qui fleurit... On a compris. On l'a lu mille fois. Chez d'autres. Qui, soyons honnêtes, le font parfois... mieux.
Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589). Les Passetems... a Monseigneur le
Je ne dis pas que Jean-Antoine de Baïf était un mauvais poète. Loin de là! Il avait du talent. C'est juste... qu'il ne me touche pas. C'est comme la musique classique. Je reconnais la beauté, la complexité, le travail acharné... mais je préfère écouter du rock. Chacun ses goûts, non?
Peut-être que c'est moi le problème. Peut-être que je suis trop terre-à-terre. Trop brut. Pas assez sensible à la subtilité de la poésie de la Renaissance. Peut-être que je devrais prendre des cours de dégustation de poésie. Ça existe, ça?
Un reflet rue Jean Antoine de Baïf - Paris en photos
En attendant, je préfère admirer le printemps... dans la vraie vie. Avec ses bourgeons qui éclosent, ses oiseaux qui gazouillent (parfois trop fort, soyons honnêtes), et ses jours qui rallongent. C'est moins poétique, peut-être. Mais c'est plus... concret.
Et puis, avouons-le, le printemps, c'est aussi les allergies! Jean-Antoine de Baïf n'en parlait pas, lui! C'était peut-être un complot des pharmaciens de la Renaissance?
Jean-Antoine de Baïf : Liste des Poèmes | Poetica Mundi
Alors, voilà. J'ai dit ce que j'avais sur le cœur. Je suis prête à affronter les critiques. À être jugée. À me faire huer. Mais au moins, je suis honnête. Et peut-être, qui sait, que quelqu'un d'autre partage mon opinion secrète. Peut-être que je ne suis pas seule dans cette hérésie littéraire!
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Mais soyez gentils, s'il vous plaît! Je suis sensible, moi aussi, vous savez!
En attendant, je vais aller me promener. Et peut-être, qui sait, que le printemps finira par me convaincre... ou pas. On verra bien.